Le cheval de polo Argentin
Le cheval argentin d’origine est le descendant des chevaux amenés par les conquistadors espagnols au seizième siècle. Ces derniers ont fuit l’Argentine, chassés par les indigènes en
abandonnant leur cavalerie dans la pampa. L’adaptation de ces chevaux dans la pampa a produit des sujets de petite taille, rustiques, forts qui constituent la race “criolla”. Le cheval de
polo argentin est aujourd’hui un produit issu du croisement du “criollo” et de chevaux de race pur-sang de course. La production traditionnelle de chevaux de polo en Argentine est une production à petite échelle dans laquelle l’élevage du cheval de polo est une activité secondaire au sein d’une
exploitation agricole.Beaucoup d’agriculteurs possèdent un petit troupeau de chevaux fait d’une dizaine de juments
et d’un étalon. Les agriculteurs se retrouvent les week end sur un terrain de polo proche de leur exploitation et disputent des matches amicaux. Ce mode d’élevage reste trés important par
le nombre d’élevages qu’il comprend même s’il existe de plus en plus d’élevages spécialisés dans le cheval de polo. Il n’existe pas de véritable sélection dans ces petits élevages car il ne
s’agit pas d’une race et il n’est pas accordé une grande importance au choix des reproducteurs. Les poulinières sont d’anciennes joueuses de polo ou des soeurs d’anciennes joueuses . Il ne
s’agit pas toujours de juments ayant de grandes qualités pour le jeu, quand aux étalons se sont des pur-sangs qui participent à des courses. l’étalon est rarement en liberté avec les juments
mais gardé au box ou en paddock dans la ferme.Une jument dite de polo est un animal qui a été utilisé pour jouer à ce jeu et qui n’appartient
donc pas à une race précise. Elle est souvent le produit d’une jument de polo avec un pur-sang et a généralement du “criollo” dans ses antécédents. Les meilleurs éléments sont recherchés
dans la campagne par les joueurs professionnels. Les chevaux sont testés en tournoi de différents niveaux selon leur qualité puis les meilleurs éléments sont vendus ensuite aux joueurs de handicaps élevés. Le 8 août 1984 est crée” l’Association Argentine des Eleveurs de
Chevaux de Polo”: (Association Argentina de Criadores de Caballos de Polo) “AACCP” mettant en place la reconnaissance d’une “race” appelée “ cheval de polo”. Son objectif est de développer l’élevage de
ce cheval et d’améliorer ses qualités ainsi que de mettre en place un registre sélectif et généalogique. L’association fait profiter de l’expérience d’anciens éleveurs qui au prix de longues années d’effort
ont possédé des poulinières donnant d’excellents produits qui constituent la base de la nouvelle race “cheval de polo Argentin”. L’AACCP a édité dans l’annuaire 1987/88 un standard pour la race tenant compte du
morphotype des différentes parties du cheval.
Le type “polo” initial correspondait a des chevaux petits, musclés, a forte structure osseuse, ample de poitrine, profond, avec des membres courts et un tempérament calme;progressivement les qualités
démontrées pour le jeu ont pris le pas sur la constitution physique et le type actuel de cheval de polo s’est constitué comme une conséquence
de l’aptitude à jouer et non pas comme une condition de l’aptitude à jouer. Certains éleveurs choisisent les chevaux ainsi d’aprés
leurs performances plutôt que pour leur caractéristiques physiques. Outre la sélection par l’aptitude et la conformation, la sélection génotypique par la descendance,
l’ascendance ou les collatéraux est également prise en compte pour les sujets ayant des prédispositions à jouer au polo. les qualités du cheval de polo:
La combinaison des qualités est très difficile à obtenir pour un même cheval car elles sont
souvent contradictoires. Il faut un cheval pas trop grand, rapide, docile qui peut piler, faire des pirouettes, maintenir une bonne cadence et rester souple. Il doit avoir une bouche sensible et
doit mettre son intelligence et son agilité au profit du jeu. Le cheval doit pouvoir tourner aussi rapidemment des deux cotés et pouvoir s’arrêter en ligne droite net. Chaque cavalier a ses
propres critères de choix qui dépendent de la manière de dresser et de jouer. On peut toutefois affirmer que les qualités primordiales d’un cheval de polo sont la sensibilité, la docilité et la
rapidité. Chaque joueur accorde plus ou moins d’importance à l’une d’elles qu’il essaye de trouver chez un cheval et développer les autres le plus possible.
L’élevage du cheval de polo Argentin : La pampa situé à l’est de l’Argentine comprend plusieurs provinces(Buenos-Aires, une partie de
Santa-fé, de Cordoba et de Pampa). Le sol composé de loess d’origine éolienne riche en calcaire et en fer fournit une alimentation abondante dans un climat tempéré,sans saison sèche
ou le degré d’humidité est élevé ( précipitations de 1000 mm/an au niveau de Buenos-aires). La partie la plus fertile de la pampa se trouve à l’est et est consacrée à la culture alors que la
partie occidentale, moins fertile est utilisée pour l’élevage des chevaux et des bovins. La zone propice d’élevage des chevaux se siturait au mieux entre 600 et 800 mm de précipitations par an
correspondant au sud des provinces de Santa-fé et de Cordoba à l’ouest de celle de Buenos-Aires et à l’est de la province de la Pampa. En Argentine existe trois types d’éleveurs : ceux qui élèvent les chevaux secondairement, trés nombreux ; ceux dont c’est l’activité principale (peu nombreux) et ceux qui n’élèvent que des
chevaux de polo (rares, une dizaine). Les reproducteurs sont toute l’année en prairie, consommant les pâturages. Les chevaux au dressage et à l’entrainement sont aussi en prairie,
retirés dans la journée le temps du travail. Pendant les week-end ils recoivent du foin s’ils jouent des matches d’entrainement. L’été pour les tournois ils sont nourris avec de l’avoine de
l’orge et du foin. La spécificité de cet élevage au grand air est liée à l’existence de pâtures de bonne qualité toute l’année.
La reproduction chez le cheval de polo va de la sailllie libre en liberté associée à l’élevage extensif traditionnel jusqu’aux techniques modernes de transplantation embryonnaire.
Dans les élevages traditionnels les poulains restent presque sauvages jusqu’au début du dressage mais dans les élevages spécialisés ils sont vite au conctat de l’homme. Le sevrage a lieu vers 8
ou 9 mois voire 10 mois, les juments étant retirées une par une du troupeau pour atténuer l’effet du sevrage auprés des poulains qui restent avec quelques uns de leurs compagnons. |